Bondoufle on y vient maintenant en connaisseurs, cela ne nous a pas empêché d'arriver en retard en raison d'un petit épisode bio-autoroutier (En effet l'expérience prouve qu'une R19 coincée dans un emboutillage consomme moins de gazoline lorsqu'elle est poussée par 4 relayeurs que lorsque le moteur reste allumé CQFD). C'est donc avec un peu de retard que nous arrivons au stade. Nous expliquons au stadier que nous sommes retard et royal il nous concède une place aux portes du stade. Ouf ! Juste le temps de faire un échauffement sommaire et nous voilà en route pour la chambre d'appel. Les 3/4 de l'équipe doute de ses capacités à réitérer la performance de l'an passé (record du club). Les ischios à peine tièdes nous pénétrons en chambre d'appel après un dernier échange de poignée de main avec Tonio notre remplaçant de luxe. Etat des lieux: Marco ne sait pas trop où il en est, ça charge pas mal en ce moment à l'entraînement, Anthony n'était même pas sûr de courir il y a quelques jours, moi-même (Romain) charge beaucoup à l'entraînement et revient fatigué d'un voyage scolaire "sportif", seul Charly semble à peu près vaillant avec ces 2'01 au 800m et son 54''40 au 400mH de début de saison. Il faut mobiliser les troupes augmenter la tension et relever l'enjeu pour activer les neurones et les jonctions neuro-musculaires. Bref faut mettre la pression, se mettre dedans et représenter le GABS au mieux du moment !!

J'échange le bâton de relais pour en avoir un au couleur du club après le passage de l'officiel et zou. La mise en action d'échauffement n'est pas fameuse, et dire que c'est moi qui lance le relais en tant que premier relayeur....mais bon on y va. Nous voilà derrière les plots, en attente des commandements du starter. "A vos marques !!"...le long moment de tension dans les blocks du 400m...."Prêts !!!!" "Bang!!" J'hésite à faire un faux départ puis me ravise pas envie d'user d'influx nerveux il m'en reste peu. La course est lourde, les sensations sont difficiles dès le 200m mais il faut s'accrocher et même faire plus que ça. Il faut revenir, reprendre des concurrents, c'est mon job...j'essaie, j'envoie du bois en essayant de rester un minimum relâché, et vois Anthony au bout du tunnel. Il a l'air motivé et je sens qu'il va bien courir. J'ai confiance et j'essaie de lui faire gagner encore quelques mètres sur les autres concurrents.
La souffrance m'empêche de voir le début de sa course et j'ai du mal à me concentrer sur la suite. Mais je vois Anthony qui relance en deuxième partie de course et il finit bien, j'y crois à nouveau mais notre adversaire direct relance peu à peu lui aussi et Anthony doit en plus se décaler pour transmettre à Charly. Mister Boost a quelques mètres de retard, et je le vois combler peu à peu son retard pour reprendre une place. Il a bien repris 5-6 mètres depuis le départ. Mais le relayeur derrière lui relance et ne se fait pas distancer. Marco cafouille très légèrement son passage de témoin et nous perdons quelques dixièmes (qui vaudront chers, nous l'allons voir). Marco ne pourra pas lutter contre un dernier relayeur plus fort que lui mais ne se désunira pas pour finir une fois de plus exténué et ayant donné le meilleur.

La série suivante s'élance et nous ne regardons que l'équipe à la quatrième place (c'est eux qui peuvent nous ravir la place en finale, puisque c'est les trois premiers en série ainsi que les deux meilleurs temps suivants). Les temps nous indiquent que cela sera extrèmement serré. Nous guettons les chronos, le dernier relayeur d'Angers s'élance et finalement se bataillera tellement avec l'équipe avec laquelle il est au coude à coude qu'elle semble avoir fait un chrono identique au nôtre. Tournés vers l'écran lumineux nous attendons les temps définitifs. Nous ne passons pas en finale pour 46 centièmes....

Avec 3'24''01, nous sommes surpris de notre chrono que nous ne pensions pas aussi bon (nous avions fait 9 secondes de plus deux semaines auparavant). Et dans le même temps, nous sommes si près de la finale qu'un petit goût d'inachevé reste en bouche. On va faire craquer le record du club au Interclubs voilà ce qu'on se dit.....Reste à s'entraîner dûr encore et encore....Le panache les amis le panache.

Romain.


Une fois de plus nous n'avons pas démérité !!